Des amies vous font partager leurs souvenirs et portent un regard positif sur l’avenir. Elles se baladent dans nos quartiers, visitent le Grognon, ses aménagements et parlent des initiatives pour améliorer notre ville, en regrettant les incivilités qui la déparent ; elles vous ouvrent aux bienfaits des plantes sur votre santé. Un peu de poésie avec des papillons, de l’évasion avec des récits de voyages. Un espace dédié au partage et à la découverte de soi et des autres au jour le jour.

vendredi 11 avril 2014

Dinant: La dinanderie


Le travail du cuivre est une des plus anciennes industries connues en Belgique. Dès les premières décades de notre ère, le cuivre et le bronze sont travaillés dans la vallée de la Meuse. Le sol du Namurois contient de la calamine nécessaire à la fabrication du laiton et un argile spécial (la derle) idéal pour la confection de creusets de fonderie.

Les premiers centres de production de dinanderies furent DINANT et HUY.
Limitée jusqu'au  IX s. à des œuvres de caractère utilitaire, la production devient religieuse et artistique au Xe s.

Du XIIe s. au XVe s. la dinanderie va connaître une prospérité sans cesse grandissante. Au XIIIe s. Bouvignes commence également à battre et à fondre le cuivre.
Pendant 3 siècles Bouvignes et Dinant vont se livrer des luttes sans merci qui se termineront seulement en 1606 après le sac de Bouvignes par les troupes françaises;   les Dinantais tendront la main aux artisans bouvignois pour leur proposer une alliance.

Au XIVe s. Dinant est admise dans la "ligue hanséatique" et connaît un rayonnment considérable. Les œuvres dinantaises seront renommées dans toute l'Europe.
La ville compte une population évaluée à 50.000 habitants dont 7 à 8000 dinandiers.
En août 1466, la ville est saccagée par les troupes de Charles le Téméraire.

Malgré l'exode massif  des artisans et l'ascension de Bouvignes, Dinant parvient à se relever de ses cendres et a redevenir prospère.

Au XVIIIe s. le travail au repoussé remplace celui de la fonte.
 C'est à cette époque que la perte du monopole de la fabrication de dinanderies sonne le déclin des corporations dinantaises.
De 1830 au début de ce siècle, la dinanderie mosane se meurt lentement; il faudra attendre la création de l'école de dinanderie et des arts appliqués à Dinant pour que le travail du cuivre revienne à l'honneur.

Odette.

DINANT: Le Rocher Bayard.






Grande aiguille haute de 35 m. baignant dans la Meuse.
La tradition prétend que,  dans leur chevauchée à travers les Ardennes, les quatre fils  Aymon, BAYARD, RENAUD, ALARD et GUICHARD se trouvant poursuivis et étant empêchés par la crue des eaux de contourner l'aiguille de la Meuse, furent contraints d'un bond, de traverser le fleuve à cheval.
Cette facétieuse tradition ajoute que les Dinantais, à tous ceux qui le désiraient, montraient la trace qu'en prenant son élan, avait imprimé sur la pierre, BAYARD, l'impétueux coursier des quatre fils Aymon. De là le nom de bayard  donné au piton rocheux dinantais.

Jadis, au beau temps de la chevalerie, quand le salpêtre et ses dérivés n'étaient pas encore connus, le rocher Bayard constituait pour Dinant une barrière qui pouvait d'autant mieux braver les efforts de l'ennemi, qu'elle était irréversible et qu'il suffisait d'un simple ouvrage pour empêcher les gens mal intentionnés de pénétrer dans la ville par l'étroit sentier pratiqué entre son flanc et la masse rocheuse qui lui faisait  face. C'est ce que l'on fit d'ailleurs puisque nous avons vu  antérieurement en 1466 près du pas Bayard, une porte et d'autres ouvrages fortifiés.
Tout cela fut détruit par Philippe de Bourgogne.

Lorsque la grande industrie qui, auparavant faisait la fortune du faubourg  d 'Asson exclusivement habité par les batteurs et les orfèvres, eut disparu, ce quartier se trouve fort empêché, par suite de l'impraticabilité des routes qui y donnaient, de participer au nouveau genre de transactions commerciales que les circonstances leur avaient imposé.
Les habitants d'Asson réclamèrent contre un tel état des choses si défavorable à leurs intérêts; l'édilité se décida à faire pratiquer une trouée dans le pas Bayard.
Dans ce but, elle s'aboucha avec un entrepreneur qui exécuta ce travail en 1661.
En 1698 cette brèche fut élargie.

Odette


jeudi 10 avril 2014

DINANT: Fusillade du 23 août 1914.

La fusillade à Dinant le 23 aout 1914.

Les hussards de l'armée allemande ont commis 674 assassinats
                   ont pillé toutes les habitations puis ont brulé 1200 maisons
                   ont torturé en Allemagne des centaines d'innocents.

Il y avait des enfants, des femmes, des adolescents, des hommes et des vieillards.
                La plus âgée des victimes avait 88 ans
                - 14 ne dépassaient pas 5 ans
                - 1 bébé avait 3 semaines.

Le 23 août avant 6 H. du matin, la canonnade commença proche et terrible. La bataille prenait de l'extension, des cris, hurlements, des nouvelles terrifiantes circulaient.
Certains se réfugiaient sur le toit d'un atelier; les Allemands les jetèrent brutalement dans la rue. Ils les fouillèrent et les conduisirent sous bonne escorte dans une ancienne forge (ou écurie).
De temps à autre un officier y pénétrait en vociférant des menaces de mort puis désignait un homme vieux ou jeune, pris au hasard et le livrait aux soldats qui l'abattaient presque à  bout portant.

Un rescapé raconte : dans un livre édité par les Editions Bourdeau-Capelle :

Un commandement retentit: on sépare les hommes des femmes et enfants.  Une troupe de soldats nous expulsa de l'écurie nous fit rebrousser chemin,et  nous voilà dans un cortège se dirigeant vers le mur Tschoffen.

En face de nous, à 6 m. environ, une double ligne de soldats se rangèrent, certains nous insultaient, s'amusaient à nous cracher a la face et à nous lancer des bouteilles.

Un coup de sifflet retentit et ce fut la décharge; vieillards, femmes et enfants terrorisés, voyaient tout.
Ils étaient massés à quelques pas des cadavres qui s'affaissaient. Des râles, des supplications, des appels,
des pas lourds, des détonations, lorsque ces bandits achevaient les blessés.

Les quelques survivants organisèrent une veillée des morts.

Cent ans plus tard, Dinant organisera une commémoration de ces événements tragiques.

Odette.

mercredi 9 avril 2014

Dans la Galerie du Temps du Louvre Lens.


Pénétrer dans la Galerie du Temps du musée du Louvre Lens est assez impressionnant. 
 
Dans un espace unique d'exposition voisinent des œuvres produites par des civilisations et des cultures différentes mais conçues à un même moment historique. On peut ainsi s'affranchir des contraintes du musée du Louvre à Paris où la présentation des collections par département ne permet pas aux œuvres d'une même époque mais de techniques ou de civilisations différentes de dialoguer entre elles. A Lens au contraire, on peut apprécier des chefs-d'œuvre de la Grèce classique côtoyant ceux de l'Empire perse ou encore ceux de l'Egypte pharaonique.
 
C'est  une nouvelle compréhension de l'histoire de l'art qui est ainsi rendue possible et c'est très captivant.


 
 

Maryse
 

lundi 7 avril 2014

Il y a 100 ans : Menu du 12 avril 1914.

Il y a 100 ans, en avril 1914, quelques mois avant les hostilités, on avait encore l'occasion d'organiser de jolies fêtes et de proposer des menus copieux, tel qu'en témoigne ce menu du 12 avril 1914 servi dans une famille namuroise.


Les restrictions ne sont pas encore à l'ordre du jour et les mets très alléchants.

La jolie gravure illustrant ce menu, des enfants tirant une barque, laisse supposer qu'il s'agissait d'une fête enfantine.

Maryse

mardi 1 avril 2014

DINANT: Fille de Meuse


Découvrons Dinant

Dinant, ville pittoresque et animée, englobe Bouvignes, Lisogne, Thynes, Sorinnes, Anseremme, Foy-Notre-Dame, Dréhance et Furfooz.

Dinant a donné son nom aux ouvrages en cuivre martelé ( les dinanderies) dont la production connut son apogée aux XIIe et XIIIe s.

 Interrompue lors du sac de Dinant en 1466;  elle reprit au XVII s.
La ville conserve encore quelques ateliers de "batteurs de cuivre" .

Dinant, qui appartenait à la principauté de Liège, fut souvent en guerre pour le commerce de la chaudronnerie avec Bouvignes sa rivale, située sur le territoire du comté de Namur. La lutte la plus sanglante entre les deux villes eut lieu de 1317 à 1322.

En 1466, les Dinantais ontt pris parti dans la lutte entre Louis XI et Philippe le Bon contre le duc de Bourgogne et pendu en effigie son fils Charles de Téméraire; le 18 août celui-ci assiégea la ville, à la tête de 30.000 hommes. Elle fut prise après 7 jours; il pilla pendant 3 jours, la brûla "de  telle façon qu'il s'emblait qu'il y eût  cent ans  que la ville était en ruine ". Philippe le Bon. fit jeter dans le fleuve 800 Dinantais, deux par deux, liés dos  à dos.

En 1554, Dinant, pris par les Français dans la guerre entre Henri II et Charles Quint, fut de nouveau complètement pillé et les habitants furent arrachés aux églises, où ils avaient cherché asile, et emmenés.

En 1692, pendant le siège de Namur, Madame de Maintenon s'était logée à Dinant, où Louis XIV vint
la voir.

Dinant est l'une des villes belges qui ont le plus cruellement souffert de la guerre de 1914-1918 (22 et 23 août)
Les Français s'installèrent sur la rive gauche de la Meuse et, le 15 de ce mois repoussèrent les chasseurs saxons qui tentaient de passer le fleuve: eux-mêmes passèrent sur la rive droite,  escaladèrent le rocher qui couronne  la citadelle et arrachèrent le drapeau planté par les Allemands qui furent repoussés vers Ciney. Mais revenus en force le 22, l'ennemi occupa la ville après l 'avoir en partie incendiée et avoir fait de nombreuses  victimes parmi les habitants.
En ces deux jours,  674 civils périrent et 400 furent déportés en Allemagne. Et  un total de 1375 maisons furent détruites.

En 1940, la ville fut sérieusement endommagée par les bombardements, l'explosion du pont, et des incendies qui touchèrent surtout les quartiers de la rive droite.
En 1944 les bombardement et les combats de la libération frappèrent fortement le quartier de la gare.
Pendant l'occupation, la ville étant environnée de "maquis"  les Allemands y établirent la Gestapo ayant pour mission de les combattre. De  nombreuses et sanglantes rencontres eurent lieu aux environs.


                    
                                           A suivre.     Odette