Des amies vous font partager leurs souvenirs et portent un regard positif sur l’avenir. Elles se baladent dans nos quartiers, visitent le Grognon, ses aménagements et parlent des initiatives pour améliorer notre ville, en regrettant les incivilités qui la déparent ; elles vous ouvrent aux bienfaits des plantes sur votre santé. Un peu de poésie avec des papillons, de l’évasion avec des récits de voyages. Un espace dédié au partage et à la découverte de soi et des autres au jour le jour.
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vendredi 16 mai 2014

DINANT: Bouvignes

Dinant: Bouvignes.

Cité médiévale fondée au 12e s. par le comte de Namur se blottit entre rochers et Meuse. Elle fut jadis au centre de l'industrie du cuivre, qui fit sa puissance et sa renommée avec Dinant pendant près de 3s. et ce fut aussi le début d'une guerre interminable avec Dinant.
Son église construite entre le 13ème et le 16ème s. possède un chœur  roman et gothique..

En 1466, avec l'aide des bouvignois, Charles le Téméraire assiège, pille, incendie la ville de Dinant. 800 dinantaises furent jetés deux par deux dans la Meuse.

En 1552 Début des conflits avec la France et l'Espagne. Le roi Henri II demande le passage, refus de la ville de Dinant qui sera partiellement détruite; la ville de Bouvignes sera détruite aussi. Les Dinantais recueillent les rescapés.

Rentrée sous l'autorité de Charles Quint peu après, la malheureuse cité était ruinée et dépeuplée. Elle sera pourtant reconstruite et conservera un plan très caractéristique des villes neuves médiévales.

Hélas, elle n'était pas encore au bout de ses peines. Elle subira de nouveaux assauts; en 1578 ordonnés par Don Juan d'Autriche, en 1649 et 1655 lors de la réoccupation de la ville par les Français.
En 1683, elle essuya une nouvelle attaque des Français alors qu'ils occupaient Dinant, ils Finalement ils restitueront Bouvignes à l'Espagne le 24 janvier 1698.

Son déclin était annoncé et il se poursuivra sous la période autrichienne, en dépit des nombreux privilèges qui lui furent accordés. Lentement, Bouvignes sera reléguée au rang de bourgade et ne retrouvera jamais sa splendeur d'antan.

Au lendemain de l'indépendance de la Belgique, elle sera constituée en commune et sa population avoisinera les 800 âmes. Elle n'échappera pas aux massacres et aux destructions des guerres de 1914 et 1940.
Le 1er janvier, l'ironie du sort voudra que Bouvignes disparaisse en tant qu'entité autonome et devienne une section de la ville de Dinant, son ancienne rivale.


Odette.








lundi 21 avril 2014

DINANT: ses célébrités



Joachim PATENIER né à Dinant en 1480 - Décédé à Anvers en 1524.
Il travailla d'abord à Bruges puis à Gênes avant de revenir aux Pays-Bas, à Anvers.
Son influence sur la peinture du XVI s. fut considérable; il opéra une véritable révolution dans la manière de représenter la nature.

Ses principaux tableaux connus et répartis dans les musées:

- Saint Jérôme à Karlsruhe
- Le baptême du Christ à Vienne 
- La fuite en Egypte à Anvers
- La tentation de Saint Antoine, au musée du Prado à Madrid
- Saint François recevant les stigmates au Prado.



Antoine WIERTZ  surnommé le philosophe au pinceau. Il était aussi sculpteur.
Né à Dinant en 1806 et décédé à Bruxelles en 1865 dans son atelier de la rue Vautier.

Il se revendique de l'esthétique baroque flamande.
Peintre humaniste, il prend la défense des petites gens. Son père était tailleur d'habits et sa mère journalière.

On lui reconnaît: Le combat d'Homère                      Le démon de l'orgueil
                             La chute des anges                         Napoléon aux enfers
                             Le triomphe du Christ                    De la chair à canon
                             Le phare du Golgotha                     Le dernier canon.
                             la paix.
Mais encore le triomphe de la lumière, sculpture qui a servi d'inspiration a Bartholdi en 1860 pour la création de la statue de la liberté à New-York. Le glaive d'origine a été simplement remplacé par les tables de la Constitution américaine (selon Wikipédia).



Antoine-Joseph dit Adolphe SAX   né à Dinant le 6 novembre 1814 et décédé à Paris en 1894.

Dès l'enfance il fut initié à l'art de construire les bois et les cuivres par son père installé entre-temps à Bruxelles. Très jeune, il fit preuve d'un esprit inventif et d'aptitudes hors du commun.
Sa vie durant, Adolphe Sax fit preuve d'énergie, de dynamisme, d'imagination et de génie.
Il fut à la fois facteur d'instruments, soliste, acousticien, compositeur, chef d'orchestre, éditeur, ....

Il incarne parfaitement l'esprit du 19ème s. conquérant et sûr de l'avenir.
Outre le perfectionnement de nombreux instruments (clarinette, basson, timbales, flûte de pan,...) il a à son actif la création de plusieurs familles d'instruments: les saxhons, les saxtrombas, les saxtubas et bien sûr les saxophones...
On lui doit la réforme des musiques militaires, ce qui lui vaut d'être considéré comme le père des harmonies et fanfares modernes. Il a également dirigé la première classe de saxophone au conservatoire de Paris.

L'invention du saxophone provoqua de vives controverses, mais porta néanmoins au pinacle la réputation de Sax qui avait fait le choix de partir à Paris. Cet instrument qui apportait un timbre nouveau séduit de nombreux compositeurs de l'époque et devint, un peu tard, l'un des enfants chéris du jazz.
Adolphe Sax a incontestablement révolutionné la musique.
Il mourut à Paris dans le dénuement, le 7 février 1894. Il est enterré au cimetière de Montmartre.
Son fils Adolphe-Edouard poursuivit les affaires jusqu'en 1929.

Le 7 février 2014, l'année Sax a commencé par un concert d'un important ensemble musical venu tout exprès du Japon ou le saxophone est aussi un instrument très apprécié.
En l'honneur de l'Europe, le pont de Dinant est maintenant "meublé" de 28 saxophones géants, colorés et décorés par des écoles d'art.

Si vous visitez cette charmante petite ville, vous trouverez des saxophones partout dans les vitrines, sur les places publiques avec le personnage de Sax dans la rue Sax, assis sur un banc pour accueillir les visiteurs.



 Henri Bles né à Bouvignes ou Dinant et décédé à Ferrare (Italie) en 1567.

Il est contemporain de Patenier qu'il connut à Anvers et qui l'inspira, comme d'autres artistes de la même époque.
On trouve d'ailleurs les mêmes tendance: la religion, parfois aussi la mythologie  ou même des tableaux profanes, mais surtout la nature, dans le même esprit que Patenier.
Ce fut une véritable révolution en Europe ou d'ailleurs la  luxuriance de la nature éclipse souvent l'importance du sujet religieux.

Dans la plupart de ses tableaux il dessinait une minuscule chouette qui lui valut son surnom.

Odette.


dimanche 20 avril 2014

DINANT: La Citadelle.


 La Citadelle.

La citadelle a été édifiée en 1051 par le Prince-Evêque de Liège Theodium.

Située en aplomb se la cité dinantaise, la citadelle offre une vue saisissante sur la Meuse, 100 m. au dessus de la ville.
Tout au long de la visité, des panneaux retracent le passé glorieux des dinantais.

Des personnages grandeur nature donnent vie aux moment forts du passé: cachots, cuisines, canons, musée d'armes... L'abri effondré donnent le ton militaire de ce site.

Accès varié: 408 marches - le téléphérique - en voiture ou en car.

Odette.

samedi 19 avril 2014

DINANT: La grotte merveilleuse..


La Grotte Merveilleuse.

La grotte merveilleuse est creusée dans une roche calcaire datée de 300 à 400 millions d'année avant notre ère. On y retrouve de nombreux fossiles d'animaux marins.

Découverte en 1904, la grotte merveilleuse est considérée comme l'une des plus belles grottes de Belgique. Elle offre l'avantage de se montrer telle que la nature l'a formée.
Une succession de galeries et salles permettent d'admirer de nombreux stalactites et cascades de calcite blanche toutes et fines.

Les chauves-souris habitent les lieux et vous honoreront peut-être de leur présence.


Odette.





vendredi 18 avril 2014

DINANT: Tour de Monfat.


Dinant: Tour de Monfat.

On y accède par le télésiège ou en voiture. Un chemin y conduit à la grotte, celle-ci est considérée comme une caverne préhistorique.
En 1849 des ossements d'animaux antidéluviens y furent découverts.

En 1909, la propriétaire du site Monfat, Ernestine Lion (1843-1926) épouse  d'Eugène Henry (banquier et bourgmestre de Lisogne) entreprend la construction d'un Belvédère, la tour Monfat actuelle. Pendant les travaux qui ont lieu  non loin des vestiges d'une fortification médiévale (tour de Monfort) on met à jour une galerie militaire remontant au Moyen Age.

La tour panoramique mesure 20 m. de haut et comporte 82 marches. Elle est construite par l'entrepreneur Edouard Culot de Lisogne et domine la Meuse de 120 m.
 Elle est endommagée lors des combats du 15 août 1914.
Après l'invasion de mai 1940, la tour de Monfat devient un observatoire allemand.
Le 4 septembre 1944, elle est frappée de plein fouet par les tirs de l'armée américaine venue libérer Dinant.

Odette.

vendredi 11 avril 2014

Dinant: La dinanderie


Le travail du cuivre est une des plus anciennes industries connues en Belgique. Dès les premières décades de notre ère, le cuivre et le bronze sont travaillés dans la vallée de la Meuse. Le sol du Namurois contient de la calamine nécessaire à la fabrication du laiton et un argile spécial (la derle) idéal pour la confection de creusets de fonderie.

Les premiers centres de production de dinanderies furent DINANT et HUY.
Limitée jusqu'au  IX s. à des œuvres de caractère utilitaire, la production devient religieuse et artistique au Xe s.

Du XIIe s. au XVe s. la dinanderie va connaître une prospérité sans cesse grandissante. Au XIIIe s. Bouvignes commence également à battre et à fondre le cuivre.
Pendant 3 siècles Bouvignes et Dinant vont se livrer des luttes sans merci qui se termineront seulement en 1606 après le sac de Bouvignes par les troupes françaises;   les Dinantais tendront la main aux artisans bouvignois pour leur proposer une alliance.

Au XIVe s. Dinant est admise dans la "ligue hanséatique" et connaît un rayonnment considérable. Les œuvres dinantaises seront renommées dans toute l'Europe.
La ville compte une population évaluée à 50.000 habitants dont 7 à 8000 dinandiers.
En août 1466, la ville est saccagée par les troupes de Charles le Téméraire.

Malgré l'exode massif  des artisans et l'ascension de Bouvignes, Dinant parvient à se relever de ses cendres et a redevenir prospère.

Au XVIIIe s. le travail au repoussé remplace celui de la fonte.
 C'est à cette époque que la perte du monopole de la fabrication de dinanderies sonne le déclin des corporations dinantaises.
De 1830 au début de ce siècle, la dinanderie mosane se meurt lentement; il faudra attendre la création de l'école de dinanderie et des arts appliqués à Dinant pour que le travail du cuivre revienne à l'honneur.

Odette.

DINANT: Le Rocher Bayard.






Grande aiguille haute de 35 m. baignant dans la Meuse.
La tradition prétend que,  dans leur chevauchée à travers les Ardennes, les quatre fils  Aymon, BAYARD, RENAUD, ALARD et GUICHARD se trouvant poursuivis et étant empêchés par la crue des eaux de contourner l'aiguille de la Meuse, furent contraints d'un bond, de traverser le fleuve à cheval.
Cette facétieuse tradition ajoute que les Dinantais, à tous ceux qui le désiraient, montraient la trace qu'en prenant son élan, avait imprimé sur la pierre, BAYARD, l'impétueux coursier des quatre fils Aymon. De là le nom de bayard  donné au piton rocheux dinantais.

Jadis, au beau temps de la chevalerie, quand le salpêtre et ses dérivés n'étaient pas encore connus, le rocher Bayard constituait pour Dinant une barrière qui pouvait d'autant mieux braver les efforts de l'ennemi, qu'elle était irréversible et qu'il suffisait d'un simple ouvrage pour empêcher les gens mal intentionnés de pénétrer dans la ville par l'étroit sentier pratiqué entre son flanc et la masse rocheuse qui lui faisait  face. C'est ce que l'on fit d'ailleurs puisque nous avons vu  antérieurement en 1466 près du pas Bayard, une porte et d'autres ouvrages fortifiés.
Tout cela fut détruit par Philippe de Bourgogne.

Lorsque la grande industrie qui, auparavant faisait la fortune du faubourg  d 'Asson exclusivement habité par les batteurs et les orfèvres, eut disparu, ce quartier se trouve fort empêché, par suite de l'impraticabilité des routes qui y donnaient, de participer au nouveau genre de transactions commerciales que les circonstances leur avaient imposé.
Les habitants d'Asson réclamèrent contre un tel état des choses si défavorable à leurs intérêts; l'édilité se décida à faire pratiquer une trouée dans le pas Bayard.
Dans ce but, elle s'aboucha avec un entrepreneur qui exécuta ce travail en 1661.
En 1698 cette brèche fut élargie.

Odette


jeudi 10 avril 2014

DINANT: Fusillade du 23 août 1914.

La fusillade à Dinant le 23 aout 1914.

Les hussards de l'armée allemande ont commis 674 assassinats
                   ont pillé toutes les habitations puis ont brulé 1200 maisons
                   ont torturé en Allemagne des centaines d'innocents.

Il y avait des enfants, des femmes, des adolescents, des hommes et des vieillards.
                La plus âgée des victimes avait 88 ans
                - 14 ne dépassaient pas 5 ans
                - 1 bébé avait 3 semaines.

Le 23 août avant 6 H. du matin, la canonnade commença proche et terrible. La bataille prenait de l'extension, des cris, hurlements, des nouvelles terrifiantes circulaient.
Certains se réfugiaient sur le toit d'un atelier; les Allemands les jetèrent brutalement dans la rue. Ils les fouillèrent et les conduisirent sous bonne escorte dans une ancienne forge (ou écurie).
De temps à autre un officier y pénétrait en vociférant des menaces de mort puis désignait un homme vieux ou jeune, pris au hasard et le livrait aux soldats qui l'abattaient presque à  bout portant.

Un rescapé raconte : dans un livre édité par les Editions Bourdeau-Capelle :

Un commandement retentit: on sépare les hommes des femmes et enfants.  Une troupe de soldats nous expulsa de l'écurie nous fit rebrousser chemin,et  nous voilà dans un cortège se dirigeant vers le mur Tschoffen.

En face de nous, à 6 m. environ, une double ligne de soldats se rangèrent, certains nous insultaient, s'amusaient à nous cracher a la face et à nous lancer des bouteilles.

Un coup de sifflet retentit et ce fut la décharge; vieillards, femmes et enfants terrorisés, voyaient tout.
Ils étaient massés à quelques pas des cadavres qui s'affaissaient. Des râles, des supplications, des appels,
des pas lourds, des détonations, lorsque ces bandits achevaient les blessés.

Les quelques survivants organisèrent une veillée des morts.

Cent ans plus tard, Dinant organisera une commémoration de ces événements tragiques.

Odette.

mardi 1 avril 2014

DINANT: Fille de Meuse


Découvrons Dinant

Dinant, ville pittoresque et animée, englobe Bouvignes, Lisogne, Thynes, Sorinnes, Anseremme, Foy-Notre-Dame, Dréhance et Furfooz.

Dinant a donné son nom aux ouvrages en cuivre martelé ( les dinanderies) dont la production connut son apogée aux XIIe et XIIIe s.

 Interrompue lors du sac de Dinant en 1466;  elle reprit au XVII s.
La ville conserve encore quelques ateliers de "batteurs de cuivre" .

Dinant, qui appartenait à la principauté de Liège, fut souvent en guerre pour le commerce de la chaudronnerie avec Bouvignes sa rivale, située sur le territoire du comté de Namur. La lutte la plus sanglante entre les deux villes eut lieu de 1317 à 1322.

En 1466, les Dinantais ontt pris parti dans la lutte entre Louis XI et Philippe le Bon contre le duc de Bourgogne et pendu en effigie son fils Charles de Téméraire; le 18 août celui-ci assiégea la ville, à la tête de 30.000 hommes. Elle fut prise après 7 jours; il pilla pendant 3 jours, la brûla "de  telle façon qu'il s'emblait qu'il y eût  cent ans  que la ville était en ruine ". Philippe le Bon. fit jeter dans le fleuve 800 Dinantais, deux par deux, liés dos  à dos.

En 1554, Dinant, pris par les Français dans la guerre entre Henri II et Charles Quint, fut de nouveau complètement pillé et les habitants furent arrachés aux églises, où ils avaient cherché asile, et emmenés.

En 1692, pendant le siège de Namur, Madame de Maintenon s'était logée à Dinant, où Louis XIV vint
la voir.

Dinant est l'une des villes belges qui ont le plus cruellement souffert de la guerre de 1914-1918 (22 et 23 août)
Les Français s'installèrent sur la rive gauche de la Meuse et, le 15 de ce mois repoussèrent les chasseurs saxons qui tentaient de passer le fleuve: eux-mêmes passèrent sur la rive droite,  escaladèrent le rocher qui couronne  la citadelle et arrachèrent le drapeau planté par les Allemands qui furent repoussés vers Ciney. Mais revenus en force le 22, l'ennemi occupa la ville après l 'avoir en partie incendiée et avoir fait de nombreuses  victimes parmi les habitants.
En ces deux jours,  674 civils périrent et 400 furent déportés en Allemagne. Et  un total de 1375 maisons furent détruites.

En 1940, la ville fut sérieusement endommagée par les bombardements, l'explosion du pont, et des incendies qui touchèrent surtout les quartiers de la rive droite.
En 1944 les bombardement et les combats de la libération frappèrent fortement le quartier de la gare.
Pendant l'occupation, la ville étant environnée de "maquis"  les Allemands y établirent la Gestapo ayant pour mission de les combattre. De  nombreuses et sanglantes rencontres eurent lieu aux environs.


                    
                                           A suivre.     Odette