Des amies vous font partager leurs souvenirs et portent un regard positif sur l’avenir. Elles se baladent dans nos quartiers, visitent le Grognon, ses aménagements et parlent des initiatives pour améliorer notre ville, en regrettant les incivilités qui la déparent ; elles vous ouvrent aux bienfaits des plantes sur votre santé. Un peu de poésie avec des papillons, de l’évasion avec des récits de voyages. Un espace dédié au partage et à la découverte de soi et des autres au jour le jour.

mercredi 13 février 2013

J'avais vingt ans en 1960.







Cette exposition, installée à la gare des Guillemins à Liège, nous remet
en mémoire cette décennie de toutes les révolutions.

La décolonisation, l'épopée de Che Guevara, le rêve de Martin Luther King, le mur
de Berlin, tous ces combats pour la liberté sont évoqués par des photos et autres documents. On assiste en direct à l'assassinat de John Kennedy, du lieu où était posté
le tueur, et aux premier pas de Neil Armstrong sur la lune...
La libération de la femme, les sex-symbols, le mouvement hippie, la pop music
des Beatles, les yéyés, la nouvelle vague, le pop art (Andy Warhol et ses Marylin
et soupes Campbell), la BD. Et toutes ces chansons qui nous trottaient dans la tête !
Nous passons par le petit port de Saint-Tropez, où nous attendent la mini-jupe de Mary Quant et la mode hippie.
Une fameuses révolution des moeurs et de la culture !

La technologie et l'économie  sont aussi bouleversées.
Eclosion de la société de consommation, conquête spatiale, progrès techniques.
Apparition du plastique. De nombreux appareils ménagers facilitent les tâches ménagères des femmes qui poursuivent  une carrière professionnelle. 
Sans oublier l'essor de la télévision et du sport professionnel

Cette décennie 1960, après les années difficiles de l'après-guerre, nous apparaît maintenant comme une période insouciante, où l'on croyait chez nous, que tout irait  bien désormais. Plus de guerre, davantage de confort.
Et nous avons sans doute été plus cigales que fourmis.

L'exposition est ouverte à la gare des Guillemins, tous les jours de 10 à 19 heures,
jusqu'au 28 avril 2013.

Claire. 
  

dimanche 10 février 2013

Le secret des lunettes

Le secret des lunettes.

On ne le dit pas assez, les lunettes ne servent seulement à corriger les troublent de la vue. A condition de ne pas devoir les porter en permanence, elles sont source de développement humain. En effet, des lunettes cela se perd tout le temps. Elles éveillent sans cesse la question: "ou donc ai-je mis mes lunettes ?"

 Voici le secret des vertus bénéfiques des lunettes:
Le point d'interrogation entretien l'activité cérébrale,
                                      - sollicite la mémoire,
                                      - cultive l'attention,
                                      - développe le don d'observation,
toutes qualités à mobiliser pour retrouver l'objet en vadrouille.

"Ou donc ai-je mis mes lunettes?" On va, on vient, on, va à l'étage, on revient, bref, on se sent en forme...
                                                             
                                                                   
Odette.

jeudi 7 février 2013

Au 19ème siècle, le sort des enfants trouvés



Grande, nous l’avons dit, était la misère de beaucoup d'enfants au sein de leur famille.

 Plus pénible encore était  le sort des enfants trouvés. On en dénombrait une centaine par an à la fin du 18ème siècle.
Pour leur offrir de meilleures conditions d’accueil, car auparavant ils étaient abandonnés un peu partout, sur le seuil des églises, dans les entrés d’immeubles, dans le froid et à peine couverts, un « tour » fut aménagé à l’Hospice Saint-Gilles. Bien protégé  du vent et du froid, il recueillait ces nourrissons dans le plus strict anonymat et la plus rassurante impunité. Dès lors, pris en charge, ils pouvaient grandir en sécurité et bien nourris.
Le tour fut supprimé en 1823. Dépassée par cette misère, par les occupations militaires successives, la Ville est à bout de ressources.

Les abandons d'enfants, se multipliant,  donnèrent lieu à des abus, même à un trafic organisé par une dizaine de femmes qui prenaient les bébés des mains des sages-femmes, dès leur naissance, surtout les enfants illégitimes et les emmenaient pour les inscrire à la commune comme des enfants trouvés.

Cela leur permettait parfois de les vendre à des familles riches en mal de descendance, mais surtout de cacher l’illégitimité de certains : enfants adultérins ou de filles-mères.

Les enfants trouvés étaient enregistrés sous des noms fantaisistes et confiés à des familles nourricières, dans les faubourgs ou dans la campagne.

Familles d’accueil, mais également  pauvres, pour lesquelles la petite pension versée, les vêtements ou la layette fournis représentaient un apport appréciable.

Certains étaient bien traités, mais cependant mis au travail plus tôt que les enfants des villes. Parfois aussi mal nourris et mal soignés. (comme « Cosette »).

Ils étaient mal considérés, mis à l’écart des autres, à l’école comme au catéchisme. Regardés comme les enfants du péché. Leur vie fut souvent très courte.

Mais tous les parents n’étaient pas des Ténardiers.

En 1895, quand le Service des Enfants trouvés et abandonnés fut supprimé, beaucoup de ces parents adoptifs préférèrent garder leur petit protégé et l’élever gratuitement que de l’envoyer au Refuge des Soeurs de Charité.                                                    
                                                         A suivre      Monique

Les mille et une nuits.

L'Institut du Monde arabe présente jusqu'au 28 avril 2013, une exposition
très instructive sur les "Mille et une nuits".
Qui ne connaît Shéhérazade, Sindbâd le marin, Ali Baba ou Aladin ?

A l'origine de  cette oeuvre, quelques contes indo-persans, transmis oralement, inspirés de la mythologie et des croyances propres à l'Orient.
Au IXe siècle, ils sont traduits en arabe. Des fragments de  parchemins
très anciens sont exposés.
C'est un orientaliste érudit, Antoine Galland, professeur d'arabe au Collège de France et antiquaire de Louis XIV, qui traduit en français les contes arabes (de 1704 à 1717) et en rédige lui-même d'autres d'après des récits récoltés sur place. Il introduit ainsi en Europe ce chef-d'oeuvre de la littérature mondiale, qui  s'est rapidement diffusé en Europe grâce à la mode de l'orientalisme. Il est à l'origine d'une multitude d'images de l'Orient, vraies ou fausses,  qui ont inspiré nombre d'artistes et créateurs dans tous
les domaines : théâtre, mode, musique, cinéma, peinture, danse, opéra, photographie, littérature.

L'exposition révèle que si l'histoire des Mille et une nuits a commencé en Orient, celui-ci a ensuite adopté des images créées en Europe et en Occident
Trois cent cinquante objets racontent cette aventure littéraire.
Citons une coupe à pied perse (fin XIIe ou début XIIIe)  qui vient de Lisbonne, une broche à cheveux de Lalique (XIXe) et une aquarelle originale représentant les danseurs Ida Rubinstein et Nijinsky (1913).

Les mille et une nuits, ce recueil d'histoires extraordinaires, constitue donc
un lien exceptionnel entre l'Orient et l'Occident.

Claire.

lundi 4 février 2013

Dix mille ans d'histoire.

Dix mille ans d'histoire.

1er  s. Av. JC.
Jules César défait les Aduatiques.
 
O  s.
Le village gaulois puis la ville romaine s'organisent sur le site stratégique du confluent de la Sambre et de la Meuse. Namur est fondée.

1er s. Ap.Jc. (paix romaine)
Haut Empire.
Divinités romaines.

IVème s. Invasions barbares. 
Bas Empire
Apparition de Christianisme.

Vème siècle. (mérovingiens).
Le comté de Namur est créé. Il entretiendra un voisinage souvent turbulent avec la Principauté de Liège.
Fin de l'empire romain.

VIème s.
Royaume Mérovingien
Atelier monétaire.
Bourg fortifié.

VIIIème s.
Royaume Carolingien.
Atelier monétaire (770-900)

Moyen-Âge  (Xème s.)
Installation du 1er comté de Namur. - Château comtal - Collégiale Saint-Aubain.
Par sa situation géographique et grâce à ses cours d'eau, Namur est un relais important dans les échanges commerciaux. On y échange le cuivre, le plomb, le fer et le textile. Brasseurs, tanneurs, orfèvres, bateliers et parmentiers ont pignon sur rue à Namur.

Période Comtale et Communale. ( XIIème s.)
Extension du comté vers la Hesbaye et l'Ardenne.
Loi de Namur (Charte)
Collégiale Saint-Pierre du Château (1197).
Pont de Meuse (1183)

XIIème s.
Maison de Guy Dampierre  (1263-1298)
Hugo d'Oignies
Vente du Comté par Baudouin II à Guy de Dampierre (1263).
Sédition des namurois (1293)
Guerre de la vache entre Namur et Liège (1275-1278).

XIVème s.)
Blanche de Namur, fille de Marie d'Artois, devient reine de Suède.
4000 habitants à Namur.
Reconstruction de la 1ère tour de Saint-Jacques. Spilar, Baduelle.

XVème s.) Période Bourguignonne.
Le comté de Namur devint propriété de Philippe le Bon, duc de Bourgogne (1429-1467). Il est intégré dans les "Pays-Bas" ensemble politique qui tombera à la fin du siècle sous la domination des Habsbourg.
Charles le Téméraire (1467-1477).
Marie de Bourgogne (1477-1482).
8400 habitants.
Vente du comté par Jean III à Philippe le Bon (1421)
Sédition  namuroise et premier coup de canon (1488)
Grand Hôpital Saint-Gilles.

XVIème s. Période Austro-Espagnole.
Philippe le Beau (1482-1506)
CharlesQuint (1506-1555)
Philippe II (1555-1598)
Invasion du comté par Henri II.
Don Juan prend Namur par surprise en 1577.
Fondation du diocèse Namur en 1559.
Construction de la Citadelle.
Eglise Saint-Jean Baptiste
Grand séminaire en 1568.

XVIIème s. Période espagnole.
Archiducs Albert et Isabelle (1598-1621)
Louis XIV et Vauban, siège en1692
Installation de congrégations religieuses
Construction de Terra Nova (1647)
Bastionnage de l'enceinte de la ville
Eglise Saint-Loup (1610-1621)
Palais des Gouverneurs (1631)
Eglise Saint-Joseph (1627) (Carmes)
Louis XIV assiège la citadelle de Namur (1692)
Arsenal Vauban (1693).                       

XVIIIème s. Régime autrichien.
14.000 habitants
Siège français en 1746
Destruction de la Collégiale Saint-Pierre
Édit de Joseph II (1782)
Révolution brabançonne (1789-1790)
État Belgique unie
Annexion à la France
Palais épiscopal (1728)
Eglise des Récollets (1750)
Cathédrale Saint-Aubain (1751-1767)
Démantèlement des fortifications
Eglise Saint-Jacques (1756-1757).
Sidérurgie, carrières, verre et chimie... Entre les deux pôles industriels de Liège et de Charleroi, la province de Namur développe ses industries locales sans endommager l'environnement naturel.

XIXème s. Régime français puis hollandais.
Bonaparte à Namur en 1803
Annexion aux Pays-Bas (1815)
Révolution belge et création du Royaume de Belgique
Dynastie belge Léopold I (1831-1865) puis Léopold II (1865-1909)
20.000 habitants.
Destruction de l'enceinte urbaine et implantation de chemin de fer (1860).

XXème s. Royaume de Belgique.
Albert 1er (1909-1934)
Léopld III (1934-1951)
Baudouin Ier (1931-1993)
Albert II   (1993-
Invasion et occupation allemandes 1914-1918 puis 1940-1945.
Fusion des communes en 1977.
Le 11 décembre 1986 Namur devient la capitale de la Wallonie, siège du Gouvernement et du Parlement wallons. Elle abrite la plus grosse partie de l'administration de la Région wallonne.

XXIème s.
Épargnée par l'empreinte de l'industrie lourde Namur et sa province renforcent leur vocation de centre de services, d'échanges commerciaux et d'acceuil touristique. Noeud de communication et ferroviaire, Namur se situe au coeur du "croissant" industriel européen, affirmant sa place au sein de l'Europe des régions

Odette.









    
  

dimanche 3 février 2013

Namur: Le Téléphérique.

 

Le téléphérique.
 
 
 
 
 



Construit en 1956 et mis en service le 31/03/1957, 62 cabines reliaient la station de départ située à l'ancienne place pied du Château et arrivaient à la gare du Belvédère.
Le trajet comprend le flan de la Meuse d'où on découvrait, sur une longueur de 1.100 mm. panorama en avant plan, le cours sinueux du fleuve et le confluent de la Sambre.



Il a fait les beaux jours touristiques de Namur pendant plus de 40 ans et aura transporté 80.000 visiteurs pas an, les emmenant à 400 m. sur une distance de 2.200 m.

Un premier incendie ravage la station du haut en janvier 1962 détruisant la machinerie, la majorité des cabines ainsi que le câble. Trois mois plus tard, les installations du sont remises à neuf et 35 cabines sont remplacées.

Le téléphérique cesse de fonctionner le 25 mars 1997; un rocher de 53 tonnes menace de s'effondrer sur l'infrastructure. L'attraction majeure de Namur disparaît.
En 2002, un incendie d'origine criminelle embrase la station inférieure mettant fin à une éventuelle remise en exploitation.

Odette.                                                                                

jeudi 31 janvier 2013

Les causes de la misère


L’artisanat, depuis le  Moyen-Age, formait le  tissu de la vie économique.

A Namur, une seule entreprise comptera plus de 1000 ouvriers : la Compagnies des Verreries et Cristalleries d’Herbatte, plus tard absorbée par la Cristallerie du Val Saint-Lambert.

Par contre, on y trouvait quantité de petits métiers,  aujourd’hui disparus et pourtant bien utiles.

Mais la révolution industrielle, la concurrence de fabricants étrangers ou même des grandes usines qui se créaient dans d’autres villes plus importantes du bassin houiller, contraignirent les petits artisans namurois, trop peu formés en technique commerciale ou trop faibles financièrement à abandonner leur travail indépendant pour rallier les rangs des ouvriers d’usines.

Il n’existait encore alors ni Sécurité Sociale ni législation du travail.

La pauvre situation des vieillards, des veuves avec enfants, des invalides, existant depuis l’Ancien Régime,  s’accrût alors du paupérisme du sous-développement industriel. Les  pertes d’emploi, le chômage, partiel ou permanent,  multiplièrent le nombre des « Misérables » pendant les trois quarts  du 19ème siècle.

Il fallut, pour remédier à cette situation, attendre l’aube du 20ème siècle. Et même en 1910, encore 30 % de la population vivait toujours dans les mêmes conditions.

Les fortifications qui enserraient la ville furent détruites pour accroître sa surface et son importance.
Son nœud ferroviaire devint plus dense et mieux adapté au transport des marchandises et aux déplacements des voyageurs. 
Les pouvoir publics entreprirent de grands travaux pour assainir et embellir la Ville.

L’espoir était à l’horizon.
                                                                              A suivre                                  Monique